Carnavals en périls, fêtes décadentes, folklores essoufflés, traditions en voie de disparition, c’est pour ce genre de mission que les villes font appel aux maîtres de fête.
Son diplôme en poche, Anonyme, 15 ans, part de Venise en Isetta avec son chat Tiramitsu.
Comme mise à l’épreuve, il est envoyé dans le nord de la France, à Boulogne-sur mer, où la traditionnelle fête des guénéls semble ne plus intéresser la population.
L’école des Maîtres de fête fut érigée dès l’apparition même du Carnaval de Venise.
Une poignée de représentants décida d’agir dans l’ombre pour maintenir une certaine harmonie dans cette manifestation qui pouvait s’étaler jusqu’à 6 mois de l’année.
Ils se chargèrent du bon déroulement de la fête, de l’organisation, du recrutement des artistes, et bien entendu de la surveillance et du contrôle des débordements, des excès, ou conflits internes et obscurs. Tout cela dans la discrétion absolue. Mais chacun savait, dans son for intérieur, qu’autour d’eux, des petits génies de la fête agissaient dans l'intérêt du carnaval, par passion et amour des traditions.
C’est ainsi que l’école naquit, lorsque cette poignée d’individus juga le temps venu de passer la main à une autre génération. Ils recrutèrent alors de jeunes enfants pour les former et les éduquer à l’art de la fête et en faire des maîtres.
Aujourd’hui, l’Ecole est toujours là, plus secrète et plus forte que jamais. Recrutant à travers le monde des enfants prédisposés à devenir des maîtres de fête. A partir de 15 ans, après un enseignement rigoureux chaque élève est envoyé en mission, de par le monde pour rétablir et veiller au bon déroulement de fêtes locales et traditionnelles. La situation géographique de l’école n’est connue que des élèves et des professeurs, et l’accès n’est possible qu’en gondole.